Dans le jargon des spécialistes de la pub, on appellle cela du marketing situtationnel: on profite du contexte pour adapter son discours et bénéficier de la prédisposition intelectuelle de la cible pour l'inciter à consommer le produit mis en valeur dans le message publicitaire.


 
(Les plus avertis d'entre pourront reconnaître une certaine filiation avec la vidéo de l'UMP sur "La France d'après").

Je pense qu'Ikea a
encore une fois tout simplement prouvé  sa créativité...
Tout simplement génial!

MAJ: grâce à Aziz (merci), voici l'affiche:


Vendredi 20 octobre 2006 5 20 /10 /Oct /2006 09:25
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Il est des expériences pratiques qui valent de nombreuses théories: en ouvrant la lettre d'information de Désirs d'Avenir n° 21, datée du 12 octobre 2006, j'ai de suite ressenti l'envie irrépressible de faire comme de nombreux militants et sympathisants feront, ne pas la lire. En voici la raison profonde: une lettre-discours de la longueur de 4 écrans d'ordinateur (en doc Word cela fait tout de même encore plus de 2 pages...), dénote de la totale incompréhension de l'association de Désirs d'Avenir en matière de communication politique.




Fome non percutante qui stoppe nette l'envie de connaître le contenu du propos, alors que celui-ci semble être fondateur de la campagne de son auteur.

Dans un désir de connaître la pratique des autres partis j'ai ouvert la denière lettre d'information de l'UMP: si de multiples améliorations sont possibles, le contenu est plus riche, plus divers dans les thèmes abordés et surtout elle fait appel à la vidéo.



Conclusion, parce que format difficile et très usité, la newsletter reste donc un champ de recherche à explorer:

  • Format: faut il oublier le texte pour la vidéo? Si, oui pour quel contenu?
 
  • Périodicité de l'envoi: faut il faire un envoi hebdomadaire (quitte à se couper de l'actualité)(le Parti Socialiste prévoit les deux formats: l'envoi quotidien et l'envoi hebdomadaire), quotidien (quitte à risquer la désinscription pour cause de stauration de l'internaute)?
 
  • Contenu de la newsletter modulable par chaque internaute, ...

L'UMP préparerait une version portable des lettres d'information permettant aux militants de recevoir sur leur téléphone portable, et via vidéo les dernières nouvelles de l'UMP (discours, ...). Je n'ai pu tester ce service mais si Nokia me lit je veux bien l'essayer avec le N91... ;-)

Dimanche 15 octobre 2006 7 15 /10 /Oct /2006 10:25
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L'association Réso avait lancé il y a quelques semaines les bracelets Génération Anti-Sarko afin de fédérer autour d'un objet et d'un slogan, cristalliser son désaccord, voire sa rancoeur, contre un candidat potentiel à l'élection présidentielle.

Passé le buzz qu'a connu cette opération, en raison du contexte dans lequel nous nous trouvons, année pré-électorale, support de communication original mais non élitiste, force est de constater que les règles "classiques" du marketing ont été appliquées pour mener à bien cette campagne. Si l'on postule de l'application à la politique des règles clasiques de la mercatique, que serait l'analyse d'un professionnel du marketing sur cette campagne: quel est le retour sur investissement de cette stratégie, comment analyser le succès d'une telle campagne, à partir de quel seuil bascule t'on dans le succès?

La définition et l'évaluation d'un ROI (return on investment) est chose difficile en politique: exposition, consolidation, notoriété spontanée de la "marque", ... l'application à la chose publique de la mercatique semble ne pas être très pertinente. Et pourtant ces dernières années, des deux côtés de l'Atlantique, ont très certainement vu les plus importants développements de la communication politique, donc du marketing politique.

Quelle est la tendance à retenir de cette évolution? En premier lieu, il convient de dire qu'il s'agit d'une Révolution et non d'une simple évolution dans le sens où le retour à une situation ex ante est impossible. Cette révolution repose sur, le rééquilibrage du rapport de force entre les politiques et les citoyens par la possibilité pour ces derniers de constituer des grappes d'influences: par exemple, chaque blogueur via ses posts fait oeuvre d'exégèse, donc influence son lectorat sur le plan politique.

L'essentiel pour comprendre la Révolution qui est en train de se produire sous nos yeux est indissociable de la notion d'aggrégation. Le principe de la longue traine est ici fondamental pour expliquer ce lien indissociable. Appliqué aux média, la théorie de la longue traine pose en postulat que l'audience cumulée des nouveaux médias (blogs essentiellement) est au moins égale voire supérieure à l'audiences des grands média (mainstream). Là, où hier comptait l'audience du média sur lequel se déroulait, ou, où avait été repris l'interview ou l'information relative à l'élu(e), demain comptera l'addition des audiences des micro-média ayant relayé cette information ou cette interview.

Quelles conséquences? Une difficulté grandissante pour choisir son lieu d'exposition (sur quel blog s'exprimer, faut il multiplier les apparitions, sous quelle forme, ...), pour analyser l'action ( on ne peut se contenter de comptabiliser le nombre de pages vues de commentaires laissés sous un post pour apprécier de la réussite ou de l'échec d'une campagne.

Par ailleurs, autre Révolution, le rôle du citoyen s'en trouve redéfini: de consommateur, ils devient acteur. Phénomène résumé rapidement en "démocratie participative", la participation grandissante dans la vie publique du citoyen, sur le net ou non, se fonde sur, notamment, une double aspiration: éradiquer l'échec des politiques conduites par ... des politiques et enrayer l'accroissement du fossé entre les citoyens et leurs représentants. (reste le degré d'implication que dernier voudra concéder dans la particiaption à la gestion de la chose publique).

A cette Révolution, il convient d'ajouter que la nature du lien établi entre le blogueur et le lecteur ne peut être comparé à celui établi entre un journal (papier ou télé), une émission (tv ou radio) et leurs lecteurs/auditeurs et ce pour essentiellement deux raisons: la qualité de(des) auteurs du blog, il(s) conserv(ent) leur satut de citoyen, de non professionnel de l'analyse politique, ainsi que l'échange créé et entretenu via les commentaires que permet le format blog.

Quelles conséquences sur le mode de gouvernement des élus. Le contre pouvoir ainsi crée, ou plutôt la réappropriation par les citoyens de la chose publique, permet d'envisager une évolution du mode de gouvernement des élus. Dans quelle direction? Transparence accrue, essentiellement. Si, épisodiquement, on ne peut écarter la possibilité de revoir des opérations "mains propres" envers les mauvaises gestions publiques (ici aucun rapport avec des opérations illégales, je ferais plutôt allusion à une gestion réalisée différente de celle pour laquelle le(la) représentant(e) fut élu ), la participation des électeurs/administrés/citoyens  pourrait et devrait permettre la diminution des ces "purges", en ce que du contre pouvoir (dans le rapport élus/citoyens) nait l'équlibre (dans les décisions prises). Ou si l'équilibre devait à manquer, l'acceptation majoritaire des citoyens, tacite ou non, palierait cette absence.

Ceci ne reste qu'une ébauche peu structurée de la question. A vous, nous, d'en faire une base de réflexion plus solide... To be continued.

Samedi 14 octobre 2006 6 14 /10 /Oct /2006 17:32
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Lorsque l'image prend définitivement le pas sur l'essentiel.

"Comme disent les rappeurs marseillais d'IAM, (il faut) inventer le futur plutôt que sampler le passé, car le monde a changé"...

Indépendamment de toutes les considérations politiques, il est des propos qui renforcent la profondeur de la croyance en l'utilité de la Politique et le Mépris le plus profond pour celles et ceux qui la baffoue. De gauche comme de droite.

Le mélange des genres à ceci de particulier de ne révéler ni l'un ni l'autre de ceux qui le composent. Et ce ce, quels que soient les talents et qualités respectifs de ces derniers.

Pour que ne fleurissent pas ces "mottos" (slogans) de pubards de second rang, que le débat de fond puisse enfin avoir lieu, exprimons (sur nos blogs où ailleurs) notre suffisance de ces figures stylistiques.

J'allais oublier le meilleur... "Le socialisme, ce n'est pas une momie enveloppée de bandelettes doctrinales".

Jaurès
(Je n'ai jamais séparé la République des idées de justice sociale, sans laquelle elle n'est qu'un mot.), et Blum («On est socialiste à partir du moment où l’on a cessé de dire : Bah ! C’est l’ordre des choses ; il en a toujours été ainsi et nous n’y changerons rien.»), tous deux normaliens de formation, sans oublier l'ordre social et la réforme, chers à la présidente de la région Poitou-Chatentes, savaient, eux, faire preuve de réthorique dépourvue de toute comm'.

Le bon goût et les belles phrases semblent se répandre dans toute la blogosphère politique:

Brad-Pitt Deuchfalh
Recommandé par des Influenceurs.
Jeudi 5 octobre 2006 4 05 /10 /Oct /2006 17:53
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