Suite de la série sur le militantisme anti-sarkozy sur la toile: après ce premier épisode.

Aujourd'hui ce sera le ton de l'humour qui sera privilégié en parlant du Sarkostique.

  • une audience réelle: plus de 4 000 000 de pages vues.

La baseline de ce blog ? "Le blog officiel satirique de Nicolas Sarkozy", plutôt un annuaire des caricatures relatives au ministre de l'intérieur, président de l'UMP pour le blog en lui-même et une tentative de fédérer les sites anti-sarko.



L'angle d'attaque est "classique": mise en valeur de l'aspect sécuritaire de  la politique du minstre de l'intérieur, assimilation de la politique de l'"immigration choisie" à une politique proche de celle du Front National, une référence quasi systématique au "petit Nicolas Sarkozy", ... mais aussi une métaphore filée entre le président de l'UMP et Napoléon 1er.

Ici pas de volonté de théoriser l'opposition, de structurer la résistance au ministre de l'intérieur. Un blog ombrelle de la poilade anti-sarkozy... Alors laissons "poilader"? et laissons ce blog vivre sa vie blogosphérique?

La dernière affaire en matière d'interdiction de blog satirique concernait le président de la république. Un internaute, auteur d'un blog "pastiche de la vie du président de la république française", avait été sommé de fermer le site internet litigieux. Son auteur, amateur de la satire avait terminé cette aventure blogosphérique en publiant la lettre d'injonction (courtoise mais ferme au demeurant) provenant de l'Elysée... Le premier testament politique numérique?

Ce blog étant rédigé à la première personne, la confusion entre les deux voix, celle de son vrai auteur et celle de son auteur supposé, était possible... La sécurité de la France aura eu donc raison de cette initiative. Nicolas Sarkozy ne semble pas s'offusquer outre mesure de la présence de ce blog. Sa longévité (le blog fut lancé le 7 juin 2005) prouve une liberté
certaine accordée par la place Beauvau. Demander de l'interdire aujourd'hui? Ou comment tendre la verge pour se faire battre:

Imaginez la reprise de l'information par les média traditionnels... Si cela vous est impossible, demandez aux sympathisants de Ségolène Royal, alors que sa vidéo a déjà dépassé le million de vues en cumulé. Ou comment faire de ce qui pourrait être un accord amiable la seconde vague médiatique de ce début de campagne présidentielle...

En communication politique: "Ne jamais légitimer l'infime, car il peut devenir "mainstream"". Et là, caricatures ou pas, élus,
lecteurs ou blogueurs, plus personne ne rie!
Mercredi 15 novembre 2006 3 15 /11 /Nov /2006 19:03
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Lorsque l'on veut passer devant un adversaire politique sur le net, et en politique, de manière plus générale, l'alternative suivante se présente au candidat :

  • l'attaquer (attitude positive)
  • faire sa propre promotion (attitude négative)
(l'atitude du candidat est ici qualifiée par référence à l'action menée par l'individu, il n'y a pas de subjectivité).

Internet ne fait donc pas exception à ce principe. En tant que personnalité politique numéro un en termes de buzz politique n'échappe pas à la contestation des  internautes: revue de presse des principales stratégies mises en oeuvre:

le site ombrelle de ces initiatives Ré-so, organisation de forme associative, qui serait d'orientation strauss-kahnienne (?), mène ouvertement une campagne contre le ministre de l'intérieur et le président de l'UMP, depuis le début de l'année 2006, avec comme tryptique: "connaître, convaincre, combattre". 


Des affiches aux bracelets, des argumails au livre-manifeste pour comprendre  le "Sarkozy dans le texte" ... et mieux le combattre, Ré-so.net est sans doute l'organisation anti-sarkoziste la mieux structurée, la plus professionaliée: elle possède effectivement des réseaux locaux ainsi qu'une cellule dédiée aux campagnes internationales. Il s'est même tenu un antisarko dating à Paris le 7 octobre dernier.

Dans sa stratégie internet: Réso propose des outils de propagation de la contestation sarkozyste mais aussi un outil d'identification au combat contre le président de l'UMP: le label Anti SarKo, quelques lignes de code à copier coller sur votre blog. Voir le résultat:

Ce site Internet a été labellisé ANTISARKO


Aucun annuaire des blogs antisarko n'a ppour le moment été constitué via ce sticker sur le blog Ré-so.net. Est ce que la campagne présidentielle verra la bataille des "pros" et des "cons" Sarko?

Pour un court résumé vidéo de l'initiative anti-Sarkozy:


Antisarko - le combat d'1 génération


Trois interrogations pointent:

Peut on, et si oui, comment catégoriser politiquement les sympathisants de cette initiative? La nature associative de Ré-so.net empêche le report mathématique et automatique des voix de ces membres sur les partis opposants de Nicolas Sorkozy...

Comment quantifier l'impact de cette action le jour du vote? Action diffuse? Réel impact du à la motivation et à la pertinence de la stratégie des membres de l'équipe: on se trouve clairement dans une structure modeste en taille mais avec des "power bloggers", puissants en influence dans la blogosphère.

Enfin, est ce que cette bataille blogosphérique, militantisme aux expressions nouvelles, va entretenir ou réanimer le vent de civisme découlant du 21 avril 2002?

Lundi 13 novembre 2006 1 13 /11 /Nov /2006 14:56
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La possiblité d'un second tour lors des élections internes du Parti Socialiste est évoqué de plus en plus fréquement par les analystes politiques. Les points de départ des différents soufflets médiatiques de la présidente de la région Poitou-Charentes et donc des polémiques découlent à chaque fois de rencontres avec les militants PS:

La polémique sur les profs  et la video de Dilymotion décoile d'une table ronde avec les militants du PS,



Le "Vous aussi vous n'êtes pas mal non plus" repris dans journaux télévisés fut la réponse improvisée de
Ségolène Royal lors d'un petit meeting où l'un des membres de l'assemblée avait complimenté sa plastique.

Les sifflets dont elle fut l'objet, se produisirent lors d'un des 6 débats internes devant les militants au Zénith.


La polémique de Quimperlé où Ségolène Royal avait humilié publiquement une jeune militante:




Ces coups de giffres successifs, s'ils n'ont individuellement décridibilisé la candidature de Ségolène Royal, ont progressivement et collectivement terni le papier glaçé de la madonne des média.

Le paradoxe réside en ce que  Ségolène Royal fait campagne sur sa volonté de  proximité du pouvoir entre les élus et le peuple, or à de nombreuses reprises, à l'intérieur de son propre parti, la députée des Deux-Sèvres, ne bénéficie pas de ces déplacements sur le terrain.

Dimanche 12 novembre 2006 7 12 /11 /Nov /2006 06:39
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Cela commence comme un titre en recherche d'audience et cela se finit comme un post sur l'une des plus belles "news" de ce début de "campagne 2.0"!

Pourquoi? Encore une fois, quelques idées jetées à la volée (mais retravaillées ;-) ) pour justifier le propos:


Les faits: une vidéo de Ségolène Royal prise à Angers le 21 janvier 2006, lors d'une table ronde avec des militants du PS, vient d'être postée (vendredi) sur le site de publication et de partage de vidéo Dailymotion.


Il ne serait "que" question d'obliger les enseignants à faire du soutien scolaire individualisé dans le cadre de 35 heures hebdomadaires, et ce dans les enceintes des établissements scolaires.

(notez le sourire nerveux, signe de la perception par les collaborateurs de Ségolène Royal de la bourde tactique, que constituerait une telle proposition).

Puis:

  1. une audience de plus de  210 000 vidéos vues en moins de deux petites journées via trois vidéos postées. La preuve par l'exemple du potentiel de la viralité du média internet.

  1. les réactions de la "presse traditionnelle": reprise par les radios, et les journaux (notamment ici) de l'"affaire du moment", en réalité, de cette fin de semaine, une autre naissant dès lundi, et enfin reprise par LE quotidien vespéral: le contenu internet passe la frontière de la blogosphère et s'en va conquérir le "mainstream" et ses lettres de noblesse.

  1. Nues nous apprend comment l'on peut tenter de retracer les relayeurs de cette information:merci google! Réponse: cela viendrait des fabiusiens...
  2.  
  3. Reste qu'en l'absence de preuves... tangibles... La viralité politique deviendrait traçable. Serait ce une tactique du tandem DSK-Fabius, après les bruits de pacte secret entre les deux anciens ministres des finances, qui, jouant le tout pour le tout, décideraient d'unir leurs forces dans l'unique but de faire chuter Ségolène en provoquant un second tour... dans la course à l'investiture socialiste?

  1. Dailymotion, acteur du secteur privé, face à cette aubaine statiqtiques, tente d'entretenir lui même la flammme et fait un tour chez google adsense:


  • Est ce que certains crieront au partisanisme de Dailymotion dans la course à la candidature socialiste? Attendons la publication des résultats du (des) vote(s) interne(s).
MAJ : Dailymotion  dément toute implication dans cette affaire. Je leur présente donc toutes mes excuses pour cette mise en cause non justifiée.


Sur le plan purement politique:

Il y a dans les réactions de Ségolène Royal, un relan de jospinisme. Une la tentative de sa propre mise en abîme, du misérabilisme, la négation point: il y a dans ces propos du "Non ce n'est pas moi, cela ne me ressemble pas" de l'ancien premier ministre socialiste. En refusant de rentrer la polémique, qui n'en est pas une: mais est l'explication de propos tenus en public par une reponsable politique candidate à l'élection prrésidentielle, Ségolène Royal tente de ne pas relancer cette "affaire". Je disais il y a quelques instants "l'affaire du moment en réalité de cette fin de semaine une autre naissant dès lundi", la semaine dernière la présidente de la région Poitou-Charentes proposait les jurys de citoyens pour controler l'action des élus. On peut raisonablement penser que les sympathisants du PS ne lui accorderaient pas un quitus de bonne gestion:

  1. rétention des éventuelles "best practices" à des fins personnelles, partisanes: garder cette propositon d'instaurer les 35 heures au collège pour le camp des "royalistes", non proposée lors du congrès du Mans, il était alors urgent de ne pas se positionner et d'attendre le plus tard possible la confrontation idéologique.

  1. violation du principe de transparence par la signature d'un "pacte" avec les organisations syndicales,

  1. absence de concertation avec les parties concernées: les syndicats d'enseignants: contrepied avec la philosophie de co-décision et de co-gestion de la démocratie participative défendue par Ségolène Royal.

  1. rupture avec l'historique lit de sécurité électoral du PS, le corps enseignant: propos diffamatoires pour les enseignants accusés, collectivement, d'arrondir, tous, leurs fins de mois chez l'ennemi, "les entreprises côtées en bourse".

  1. Assimilation d'une catégorie socio-porofessionnelle, les enseignants, à une génération des droits acquis "on fait nos 17 heures et on s'en va". Il serait intéressant de connaître la réaction du bouillonnant Gérard Aschieri, secrétaire général de FSU, Fédération syndicale unitaire. Il estimerait qu'il n'est «pas très à l'aise devant quelque chose qui s'apparente à du vol d'images». Où est parti ton sens du combat, camarade Gérard? Un accord (secret) aurait (déjà) été conclu entre les deux protagonistes ce cette affaire?

La proposition du soutien individualisé dans le secteur public de l'enseignement, c'est la création du bénévolat obligatoire... Petit paradoxe avec les propos de choix, de liberté, de justice, de responsabilité que Ségolène Royal tente d'incarner avec la notion de démocratie participative.

Il y avait, dans la toujours pleine besace de propositions de Ségolène Royal, la retransmission des conseils des ministres: voici donc la mise en application par la candidate, et avant sa propore élection, de la mesure qu'elle propose! Le choix en connaissance de cause sera donc possible. "Démocratie participative bien ordonnée commence par soi même".


Pour Gilles Savary, un des porte-parole de la députée des Deux-Sèvres, il n'est «pas très honorable de faire circuler un document pris à l'insu de quelqu'un». A l'inverse, ne crierait on pas à l'instrumentalisation de l'information? Entre ces deux pôles, extrêmes, un élément fort se dégage: la volonté de maîtrise est patente... et en totale opposition avec l'image que veut donne le camp royaliste de sa candidate.

Parmi les questions qui restent pendantes:

Est ce que cette vidéo produira une influence notable sur le vote du 16 novembre prochain? En d'autres termes, est ce que  les nouveaux militants du PS, arrivés concomittamment avec l'émergence de la présidentiable Ségolène Royal, conserveront leur préférence pour la présidente de la région Poitou-Charentes? Est ce que ces militants, sont ceux de la conviction ou de l'opportunité?  Et ce que Ségolène Royal représente toujours à leurs yeux une capacité à incarner leurs valeurs et leurs désirs? Ou bien est elle (déjà) retombée dans l'anonymat programmatique et (bientôt) médiatique?

Le timing de la publication de la vidéo. Le momentum laisse planer un doute réel sur la possibilité d'une préméditation des conséquences politiques de cette publication. Les termes de "stratégie délibérée" peuvent même être avancés. Même si certains instigateurs supposés (à tort ou à raison? ) estiment qu'"il ne faut pas taper en-dessous de la ceinture". Afin de renforcer la polémique tout en s'en extrayant soi-même?


Samedi 11 novembre 2006 6 11 /11 /Nov /2006 07:43
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