Mercredi 23 novembre 2005
Quittons la pure théorie économique pour entrer dans le débat politique. (J'entends déjà les "enfin"!).
Par l'instauration de ces contraintes légales, embaucher, non sur le simple mérite mais sur l'appartenance à une catégorie moins favorisée que la catégorie "médianement" favorisée, ne va t'on pas créer une société du repli, où chacun, dès qu'il n'aura ou ne pourra atteindre ses visées personnelles, objectera une discrimination, fondée sur l'écart de sa situation personnelle d'avec celle de la médiane?
Cette analyse "aval" des solutions à apporter à la discrimination, me parait pernicieuse, avoir les caractéristiques de la "fausse bonne solution". Car, une fois cette philosophie enclenchée on ne peut plus mettre en exergue la valeur du dépassement de soi, de l'engagement personnel, de celles et ceux qui, bien qu'étant dans une situation plus que difficile, refuse cette état de fait, mettent, en premier lieu, en avant leur volonté plutôt que le recours à la juridiciarisation des rapports sociaux.
"Je m'en remet, en premier lieu, au droit, et non sur mes capacités personnelles pour me libérer de ma condition."
Cette analyse trouve une application dans les conventions ZEP signées par l'IEP Paris.
Une analyse "amont" des solutions à apporter à la discrimination me semble plus pertinente. En effet, en traitant le problème de la discrimination par une philosophie, d'objectifs et de partenariats concertés entre l'individu et les institutions publiques, tendant à l'amélioration de la qualité du "produit-salarié", avec tous les guillemets adéquats (!), vous faîtes appel, en premier lieu, aux capacités personnelles de l'idividu. Un cap, une philosophie nouvelle, pleine d'espérence, se fait alors jour.
Au delà, c'est la condamnation du "procéduralisme", c'est la victoire de l'énergie personnelle et collective sur le repli tatillon.
Tout celà pour dire, (oui, il y a un tout de même un but à ce bla bla!), que la solution des "quotas", proposée par le ministre de l'intérieur, est partiellement en contradiction avec sa "même" volonté de remettre, à juste titre, au goût du jour les valeurs du "travail", de l'"énergie", de l'"engagement", en ce que, par les quotas, vous ne faîtes aucunement appel à ces valeurs, vous vous en remettez à l'application stricte de la loi du nombre.
Parce que l'Homm, dans sa noblesse, appelle à se mobiliser sur des valeurs, des objectifs partagés, il semble qu'il faille rejetter la "discrimination positive" sur le fondement de l'absence de mobilisation, par cette dernière, de choix sociétaux dans la résolution de la problématique de la discrimination à l'embauche.
Mercredi 23 novembre 2005
Trop souvent réduits, à tort, au qualificatif de "beurs", les habitants des quartiers dits "difficiles", des banlieues, sont aujourd'hui au coeur de la confrontation de deux conceptions économiques de l'emploi! Rien que cela!
En effet, sur un marché, en termes d'économie, l'"optimum" se trouve atteint lorsque offre et demande se rencontrent pleinement. Appliqué au marché de l'emploi, si l'on se réfère uniquement à ce qui vient d'être dit, la conclusion peut choquer, nous sommes tous, en tant que potentiels employés, des produits cherchant (et parfois trouvant!) acheteur.
Afin de rendre cet équilibre, à savoir le plein emploi, réalisable, sur le marché du travail, trois séries de mesures sont possibles: influer sur l'offre (le nombre d'empois offerts), influer sur la demande (le nombres de personnes cherchant effectivement du travail), ou bien sur les deux, et ce, de manière simultanée ou alternative.
Or, aujourd'hui que nous propose t'on? D'un coté, l'unité" républicaine, ou "symétrie-produit" . De l'autre côté, la "différenciation- produit", avec la rupture de l'assymétrie de la théorie économique dite "classique". A savoir, que parce que l'on estime, à tort ou à raison, qu'il y a, ab initio, un déséquilibre strucurel, on tente de palier cet équilibre par l'instauration de contraintes d'origine légale, les fameux quotas.
Les potentiels bénéficiaires de ces quotas, crient, à juste titre (?), à la discrimination. Or tel que (brillamment? ;) ) exposé la solution proposée se fonde sur l'instauration de nouvelles dicriminations.
La discrimination serait la solution à la discrimination... C'est du Devos, ou quoi? Alors là mesdames et messieurs, mesdames et messieurs...
Dimanche 20 novembre 2005
Comment faites-vous pour, d'une part, mieux connaître les attentes de vos électeurs et, d'autre part, répondre à ces attentes par des propositions plus claires et plus synthétiques?
Encore une fois, un peu de Buzz et de techno! Jugez par vous même!
Ainsi, vous limitez l'étendue des débats, vous concentrez votre discours sur des mesures phares, et vous pouvez même, magie de la technique moderne, connaître en temps réel les mesures qui seront, les plus attendues, donc les plus appréciées (?), donc moduler votre discours en conséquence!
Elle est pas belle la vie de l'"e-homme politique"? Et le citoyen qui demandait la prise en compte de ses demandes!
Dimanche 20 novembre 2005
990 000 euros pour 4500 participants çà nous fait du ... 220 euros par tête de pipe. Que n'avait-on pas entendu des 5 millions d'euros pour les 30000 participants au congrès de l'UMP en novembre dernier! Or, cela dit, cela nous faisait... du 166,67 euros par militant... |
Commentaires