Mercredi 15 novembre 2006
Aujourd'hui ce sera le ton de l'humour qui sera privilégié en parlant du Sarkostique.
- une audience réelle: plus de 4 000 000 de pages vues.
La baseline de ce blog ? "Le blog officiel satirique de Nicolas Sarkozy", plutôt un annuaire des caricatures relatives au ministre de l'intérieur, président de l'UMP pour le blog en lui-même et une tentative de fédérer les sites anti-sarko.

L'angle d'attaque est "classique": mise en valeur de l'aspect sécuritaire de la politique du minstre de l'intérieur, assimilation de la politique de l'"immigration choisie" à une politique proche de celle du Front National, une référence quasi systématique au "petit Nicolas Sarkozy", ... mais aussi une métaphore filée entre le président de l'UMP et Napoléon 1er.
Ici pas de volonté de théoriser l'opposition, de structurer la résistance au ministre de l'intérieur. Un blog ombrelle de la poilade anti-sarkozy... Alors laissons "poilader"? et laissons ce blog vivre sa vie blogosphérique?
La dernière affaire en matière d'interdiction de blog satirique concernait le président de la république. Un internaute, auteur d'un blog "pastiche de la vie du président de la république française", avait été sommé de fermer le site internet litigieux. Son auteur, amateur de la satire avait terminé cette aventure blogosphérique en publiant la lettre d'injonction (courtoise mais ferme au demeurant) provenant de l'Elysée... Le premier testament politique numérique?
Ce blog étant rédigé à la première personne, la confusion entre les deux voix, celle de son vrai auteur et celle de son auteur supposé, était possible... La sécurité de la France aura eu donc raison de cette initiative. Nicolas Sarkozy ne semble pas s'offusquer outre mesure de la présence de ce blog. Sa longévité (le blog fut lancé le 7 juin 2005) prouve une liberté certaine accordée par la place Beauvau. Demander de l'interdire aujourd'hui? Ou comment tendre la verge pour se faire battre:
Imaginez la reprise de l'information par les média traditionnels... Si cela vous est impossible, demandez aux sympathisants de Ségolène Royal, alors que sa vidéo a déjà dépassé le million de vues en cumulé. Ou comment faire de ce qui pourrait être un accord amiable la seconde vague médiatique de ce début de campagne présidentielle...
En communication politique: "Ne jamais légitimer l'infime, car il peut devenir "mainstream"". Et là, caricatures ou pas, élus, lecteurs ou blogueurs, plus personne ne rie!
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